Les vitraux

Les vitraux de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes portent les traces des terribles épreuves qui les jalonnèrent au cours des siècles.

De la cathédrale du XVe siècle, il ne reste plus que quelques éléments du grand vitrail derrière le buffet du grand orgue sur la façade occidentale. Il est attribué à Jehan de La Chasse.

Au centre la fontaine de vie. A gauche en bas, la duchesse Anne de Bretagne, couronnée de lys d’or et représentée avec sa sainte patronne. Au dessus, Moïse tient les tables de la Loi. A droite en bas, Marguerite de Foix, mère d’Anne de Bretagne et représentée avec sa sainte patronne . Au dessus, le prophète Elie.

Les autres vitraux de cette époque ont été soufflés lors de l’explosion de la tour des Espagnols au château des Ducs le 25 mai 1800.

Il ne reste rien ou presque des vitraux des siècles suivants, victimes eux aussi de la Révolution et des bombardements du 15 juin 1944. Une recomposition des vitraux sauvés fut réalisée et se trouve dans la chapelle du Sacré-Cœur. Elle représente “la Cène” et “un prêtre bénissant des fidèles avec l’encensoir”.

Simon1Les vitraux du narthex et du collatéral nord ont été réalisés de 1968 à 1974 par Brigitte Simon, dans une composition abstraite en camaïeu de grisailles, parfois délicatement colorées.

 

 

 

 

 

 

De 1977 à 1982, Anne Le Chevalier travaille aux vitraux des baies du transept nord, au-dessus du cénotaphe de Lamoricère et aux deux chapelles contiguës de Saint Jean-Baptiste et du Sacré Coeur.

Dans le transept sud, au-dessus du tombeau de François II, s’élève la grande verrière réalisée en 1958/1959 par François Chapuis dans l’atelier du maître-verrier Razin (probablement la plus grande verrière de France, (25 m de haut, 5.30 m de large).

 

 

 

 

 

Partie basse de la verrière

Elle présente une sorte de légende dorée du diocèse de Nantes avec ses saints et ses pasteurs au fil des siècles:  Sainte Anne, Saints Similien, Clair, Pasquier, Emilien, Donatien, Rogatien, Gildas, Martin de Vertou, Hermeland, Yves, Benoît de Masserac.

Malheureusement, la transparence des vitraux rende sa lecture très difficile.

 

 

 

 

 

Enfin, de 1978 à 1989, le vaste chantier des vitraux du choeur est réalisé, par le peintre Jean Le Moal associé à Anne Le Chevallier. Les verrières de l’abside, de ses chapelles, du choeur (y compris du triforium) forment un grand ensemble de 500 m2 de vitraux.

 

« Dans cette cathédrale qui fut la proie des flammes, par la vertu de ses vitraux, la Joie jaillit de nouveau comme une source purifiante qui contient dans son mouvement et l’harmonie de ses couleurs le chant du monde, un chant libéré de toute ténèbres, de toute pesanteur. »

Yves Cosson – Op. Cit.