3ème Dimanche de Carême 2018

EDITORIAL

« Quelle joie, ce baptême chrétien! »

73 catéchumènes ont répondu à l’appel de Dieu par l’intermédiaire de l’appel de l’évêque

Voici quelques extraits de l’homélie de Mgr James.

Grâce à vous, chers catéchumènes, nous sommes dans la joie; nous baptisés, nous redécouvrons notre baptême. Pour en parler, trois mots: le déluge, l’arc-en-ciel, le combat.

Le déluge ! C’est la première lecture. Il est question de Noé et de sa famille. On sait bien que ces récits ne sont pas historiques. Mais ils contiennent une vérité extraordinaire sur Dieu et sur nous. Dieu s’intéresse à une famille, la famille de Noé. Dieu s’intéresse à votre famille : il y a parmi nous trois frères de sang. Il y a un papa et une maman qui vont être appelés ensemble, et leurs 2 enfants seront baptisés avec eux le jour de Pâques. Oui, Dieu connait nos familles. Il s’intéresse aussi à chacun de nous. Nous sommes des personnes uniques, avec une histoire unique. Dans un instant, vont retentir les prénoms de chacun des catéchumènes. Pourquoi ? A cause de notre foi : nous osons croire que Dieu s’intéresse à notre vie, aux évènements de notre vie, qu’il n’est indifférent à personne. C’est votre histoire.

Puis vient l’arc en ciel après le déluge. Quand vous le verrez, rappelez-vous ! C’est un point essentiel de notre foi ! L’arc en ciel unit la terre et le ciel. C’est un trait d’union ! Qu’est-ce que Dieu nous dit ? Vous les hommes, vous pouvez partir sur de mauvais chemins, mais je ne vous abandonnerai jamais. Cet arc en ciel pour nous chrétiens, ce n’est pas seulement un rayon lumineux qu’on ne voit qu’un instant et qui disparaît ; c’est Jésus, homme et Dieu. Jésus qui vous dit : mon alliance avec toi, c’est du définitif ! Tu pourras t’éloigner, je serai là. Tu pourras ne pas sentir ma présence : je serai là.

Jésus ne part pas au combat tout seul; il est poussé par l’Esprit. Toi non plus ne crois pas que tu pourrais remporter le moindre combat contre la tentation  avec tes efforts de carême ! Cela ne suffit pas ! C’est d’abord l’affaire de Dieu. Pendant  ce carême, nourris- toi de Dieu, de Sa Parole, des sacrements. Et regarde Jésus ! 

Et l’évangéliste ajoute : « Les anges de Dieu le nourrissent ». Les anges qui sont-ils ? Sinon vos accompagnateurs, chers catéchumènes. Je cite l’un de vous à leur sujet : « je me dois de vous témoigner cela : Dieu a de formidables messagers. Leur bienveillance à notre égard est immense. Nous sommes des privilégiés de vivre cela » Merci chers accompagnateurs pour votre mission.

Enfin, chaque fois que tu auras un combat à mener pendant ce carême souviens toi qu’il a été gagné une fois pour toutes par Jésus Christ : il est vainqueur ! Nous, nous sommes des combattants, mais jamais seuls : à nos côtés, dans la communauté chrétienne, le Christ nous soutient. Son amour, Sa vie, sa Force, nous soutiennent. Quelle joie, ce baptême chrétien !

Amen

Mgr James, Evêque de Nantes

LITURGIE DE LA PAROLE

4 mars 2018 : 3ème dimanche de Carême

PREMIÈRE LECTURE

Dieu donne sa loi par Moïse

Lecture du livre de l’Exode

Sur le Sinaï, Dieu s’adressa à Moïse et prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal. Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré.
Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.
Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Parole du Seigneur.

PSAUME

Tes paroles, Ô mon Seigneur sont Esprit et Vie

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

DEUXIÈME LECTURE

Sagesse du monde et Folie de la Croix

Lecture de la 1ère lettre de saint Paul, Apôtre, aux Corinthiens

Frères, alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens.
Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme.

Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Acclamez le Christ, le Seigneur : en lui, dans son propre corps, habite la plénitude de la divinité. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

La prophétie du Temple relevé en trois jours

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu’il accomplissait. Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme : il connaissait par lui-même ce qu’il y a dans l’homme.

Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

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